Polars et romans noirs

Ici, nous vous parlons des polars et romans noirs que nous avons particulièrement aimés et que nous soutenons. Des livres que vous trouverez bien évidemment dans les rayons de la librairie ou sur commande et qui vous procureront, nous l’espérons, sueurs froides, angoisses et frissons.

 

. Petits crimes japonais, de Kyôtarô Nishimura

Kyotaro Nishimura Petits crimes japonais
8,50 €

Moins connu en France que Seichô Matsumoto ou Ranpo Edogawa, Kyotaro Nishimura partage la même fascination pour la perversion et le crime parfait. Dans ses « Petits crimes japonais », réédités en poche chez Rivages noir, l’auteur, lauréat du prestigieux prix Edogawa Ranpo en 1965, nous livre huit récits d’une précision chirurgicale, parfaitement ciselées, sans un mot de trop. D’une situation au prime abord ordinaire, il nous entraîne ainsi au fil de ses récits et de la déambulation de ses personnages de la vie de tous les jours dans un monde où la cruauté et l’insolite rivalisent d’humour et de suspense. Mais surtout, outre l’imagination débordante de l’auteur, ce qui fait la force de ces huit nouvelles absolument délicieuses et terriblement sordides, chacune proposant un nouveau décor, ce sont les chutes qui nous laissent totalement abasourdis tant nous n’avions pas imaginé de telles issues. Evidemment, cela n’est pas sans conséquences : leur lecture en devient diaboliquement addictive. Alors, saurez-vous y résister ?

 

. Le Signal, de Maxime Chattam

Le Signal Maxime Chattam
23,90 €

Les amateurs de Maxime Chattam l’attendaient avec impatience. Le dernier roman (le 25e) du maître français de l’angoisse a enfin paru dans une très belle édition signée Albin Michel. « Le Signal », c’est son titre, nous entraîne dans le giron de la famille Spencer qui vient de s’installer dans la petite ville perdue de Mahingan Falls. Un vrai paradis sur terre, sauf qu’y traînent de vieilles rumeurs de sorcellerie. Des communications téléphoniques sont brouillées par des cris inhumains, des suicides mystérieux sont à déplorer, des jeunes filles disparaissent, des accidents peu naturels s’enchaînent, sans compter que quelque chose d’effrayant pourchasse les adolescents dans la forêt. Et le shérif de la ville, lui, se trouve complètement dépassé par des crimes horribles. Bref, de quoi semer l’angoisse chez les Spencer. Avec cette intrigue, Maxime Chattam renoue ainsi avec l’univers de ses premiers romans où la peur se charge, inéluctablement, de s’emparer du lecteur. On y retrouve aussi cette part fantastique qui a fait le succès de l’auteur et cette façon chez lui d’installer l’angoisse au fil des pages, lentement, progressivement, mais très sûrement. Un thriller fantastique de haute volée qui ravira les lecteurs déjà conquis, mais aussi ceux qui n’auraient pas encore goûté à l’angoisse.

 

. Evasion, de Benjamin Whitmer

Benjamin Whitmer Evasion
23,80 €

Avec « Evasion », son troisième roman, paru chez Gallmeister, l’écrivain américain Benjamin Whitmer nous plonge de nouveau dans la noirceur de l’Amérique du « milieu » des années 70. L’histoire débute le soir du réveillon 1968, dans une petite ville du Colorado située au pied des Rocheuses, cernée par la neige. C’est le moment que choisissent douze détenus pour s’évader de la prison d’Old Lonesome avant de se disperser dans le blizzard. Dès lors commence une chasse à l’homme infernale afin de ramener les prisonniers morts ou vifs. A leurs trousses : des gardiens de prison, un traqueur, des journalistes, une trafiquante d’herbe… Bref, une histoire assez banale au fil de laquelle le lecteur suit chaque protagoniste dans son périple, petit à petit. Sauf que le talent de Benjamin Whitmer nous restitue dans une langue crue, cruelle, taillée au couteau, toute la violence du psychisme de ses personnages qui, à eux seuls, tiennent la baraque. Et entretiennent le suspense. Un suspense étouffant, à l’image de cette Amérique que nous dépeint avec brio Benjamin Whitmer.

 

. Héléna, de Jérémy Fel

Jérémy Fel Héléna
23 €

Après « Les loups à leur porte », l’ancien scénariste de courts-métrages et libraire Jérémy Fel revient nous hanter cette fois avec « Héléna », un thriller psychologique des plus réussis paru aux éditions Rivages, qui plonge le lecteur dans une spirale diabolique d’angoisse et de terreur. D’ailleurs, le ton est donné dès les premières lignes. Dans un style incisif, d’une précision chirurgicale redoutable, les mots de Fel nous préparent dès le premier chapitre à une plongée en enfer et, au fil des pages, il faut bien reconnaître que l’objectif est atteint. Très vite, la lecture devient addictive et nous entraîne dans une atmosphère pesante et malsaine, dans ce que l’âme humaine peut avoir de plus sombre. A tout moment, on s’attend au pire. L’histoire se déroule au Kansas, là-même où se situait l’intrigue du précédent opus, dans cette maison où le fils Greer décima ses parents quarante ans plus tôt. Tombée en panne de voiture, la jeune Hayley est secourue par Norma, une mère de famille en apparence des plus ordinaires vivant au milieu des champ avec sa petite fille et ses deux garçons. Tous se retrouveront piégés dans un engrenage infernal dont ils chercheront à s’extirper, quitte à risquer le pire… Et puis, il y a Héléna dont on saura rien jusqu’à l’épilogue et, pourtant, si déterminante. Et cette question qui vous noue l’estomac : jusqu’où peut-on aller pour protéger ce qui nous est le plus cher ?

Publicités